Le gel des visas de 2026 : quels pays sont concernés et que doivent faire les demandeurs dès maintenant ?

Josephine Franz • May 22, 2026

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En l'espace d'environ cinq semaines, la politique américaine en matière de visas a évolué d'une manière qui touche près de 100 pays. Un décret présidentiel publié le 16 décembre 2025 a étendu une interdiction de voyager antérieure à 39 pays, avec effet au 1er janvier 2026. Deux semaines plus tard, le Département d'État a annoncé une suspension administrative distincte de la délivrance de visas d'immigrant pour les ressortissants de 75 pays, à compter du 21 janvier 2026. Ces deux politiques se recoupent sur certains points, divergent sur d'autres, et constituent ensemble l'une des restrictions les plus étendues en matière de délivrance de visas américains de mémoire récente.


Pour les demandeurs et les employeurs qui tentent de comprendre ces nouvelles, le point le plus important est le suivant : les règles diffèrent selon (a) le pays d'origine du demandeur, (b) la catégorie de visa qu'il sollicite, et (c) l'endroit où il se trouvait au 1er janvier 2026. Vous trouverez ci-dessous un guide pratique sur ce qui est en vigueur, ce qui reste disponible et les prochaines étapes à suivre.


Deux politiques distinctes, un titre prêtant à confusion


Ce que la presse a souvent appelé « le gel des visas » correspond en réalité à deux politiques distinctes, avec des fondements juridiques et des portées différents.


La proclamation présidentielle 10998 l'interdiction de voyager pour 39 pays. Signée le 16 décembre 2025 et entrée en vigueur le 1er janvier 2026, cette proclamation remplace et étend l’interdiction de voyager de juin 2025. Elle invoque les articles 212(f) et 215(a) de l’INA — la même base juridique que la Cour suprême a confirmée dans l’affaire Trump c. Hawaï (2018) — et divise les pays concernés en deux catégories.


La suspension des visas d'immigrant pour 75 pays par le Département d'État. Annoncée le 14 janvier 2026 et entrée en vigueur le 21 janvier 2026, il s'agit d'une politique interne du Département d'État, et non d'une proclamation présidentielle. Elle gèle la délivrance de visas d'immigrant pour les ressortissants de 75 pays, au motif déclaré de préoccupations liées à la charge publique. Elle a été contestée devant les tribunaux (CLINIC c. Département d’État des États-Unis, S.D.N.Y., déposée le 2 février 2026) pour des motifs incluant l’interdiction par l’INA de toute discrimination fondée sur la nationalité dans la délivrance des visas d’immigrant.


Comme ces politiques s’appliquent indépendamment l’une de l’autre, un demandeur originaire d’un pays figurant sur les deux listes est soumis à des restrictions qui se chevauchent, tandis qu’un demandeur originaire d’un pays figurant sur une seule liste est soumis à un ensemble de restrictions plus restreint.


Niveau 1 : Suspension totale en vertu de la proclamation 10998 (19 pays)


Les ressortissants de ces 19 pays sont soumis à une suspension totale de la délivrance des visas d'immigrant et de non-immigrant : Afghanistan, Birmanie, Burkina Faso, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Haïti, Iran, Laos, Libye, Mali, Niger, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Syrie et Yémen. La proclamation s'applique également aux personnes voyageant avec des documents délivrés ou visés par l'Autorité palestinienne.


Pour les demandeurs de cette catégorie, aucun visa de touriste, d'étudiant, de travail ou d'immigrant ne sera généralement délivré, sous réserve d'un nombre limité d'exceptions décrites ci-dessous.


Niveau 2 : Suspension partielle en vertu du décret 10998 (19 pays + Turkménistan)


Les ressortissants de ces 19 pays font l'objet d'une suspension partielle : Angola, Antigua-et-Barbuda, Bénin, Burundi, Côte d'Ivoire, Cuba, Dominique, Gabon, Gambie, Malawi, Mauritanie, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, Togo, Tonga, Venezuela, Zambie et Zimbabwe.


Pour ces pays, la proclamation suspend :


  • Tous les visas d'immigrant, et

  • Les visas de visiteur B-1/B-2, les visas d'étudiant F et M, et les visas d'échange J.

Il est essentiel de noter que les catégories de visas fondés sur l'emploi et autres visas de non-immigrant, y compris les visas H, L, O, P et R, restent accessibles aux ressortissants de ces pays, bien que les agents consulaires aient pour instruction de réduire la durée de validité de ces visas au minimum autorisé par la loi. Pour les nombreux clients de notre cabinet dans les domaines du divertissement, du sport et de l’immigration d’affaires, cette distinction fait souvent la différence entre une carrière en suspens et un projet viable.


Le Turkménistan occupe une position unique : en vertu de la proclamation de décembre, seule la délivrance de visas d’immigrant est suspendue ; les catégories de visas non-immigrants restent disponibles.


La suspension distincte du Département d’État (75 pays)


La politique du Département d’État du 21 janvier 2026 a suspendu la délivrance de visas d’immigrant uniquement pour les ressortissants de 75 pays. La liste est plus large que celle de la Proclamation 10998 et comprend notamment des pays comptant une importante clientèle pour notre cabinet, tels que le Brésil, la Colombie, l’Égypte, le Guatemala, le Liban, le Maroc, le Nicaragua, le Pakistan et bien d’autres.


Deux points pratiques sont essentiels :


  1. La suspension est limitée aux visas d'immigrant. Les visas de non-immigrant, notamment les visas B-1/B-2, F-1, J-1, H, L, O, P et R, ne sont pas concernés par cette politique. Un artiste brésilien sollicitant un visa O-1, un cadre colombien sollicitant un visa L-1 ou un professionnel libanais sollicitant un visa H-1B peuvent généralement continuer à déposer leur demande.

  2. Cette politique fait l'objet d'un recours devant les tribunaux. Les plaignants dans l'affaire CLINIC c. Département d'État font valoir que ce gel viole l'interdiction de discrimination fondée sur la nationalité prévue par l'article 1152 de l'INA (loi sur l'immigration et la nationalité) en matière de délivrance de visas d'immigrant, la loi sur la procédure administrative et le cinquième amendement. L'issue n'est pas prévisible, et les demandeurs ne devraient pas retarder leur planification stratégique en attendant une décision.

Qui est exempté ou n'est pas concerné


Plusieurs catégories de personnes ne sont pas concernées par la proclamation 10998, même si leur pays de nationalité figure sur la liste :


  • Les résidents permanents légaux des États-Unis. Les titulaires d'une carte verte peuvent continuer à voyager et à rentrer sur le territoire, bien que la réadmission puisse encore donner lieu à un contrôle secondaire plus approfondi.

  • Les personnes physiquement présentes aux États-Unis au 1er janvier 2026. La proclamation ne s'applique qu'aux personnes qui se trouvaient hors des États-Unis et ne disposaient pas d'un visa valide à la date d'entrée en vigueur.

  • Les titulaires de visas valides délivrés avant le 1er janvier 2026. Aucun visa délivré avant la date d'entrée en vigueur n'a été ou ne sera révoqué en vertu de la proclamation. Ces visas peuvent continuer à être utilisés pour voyager.

  • Les personnes ayant la double nationalité qui peuvent présenter une demande sur le passeport d'un pays non soumis à la suspension.

  • Les titulaires de visas A, G et OTAN, certains demandeurs de visa d'immigrant spécial, ainsi que les exceptions limitées pour raisons d'intérêt national, y compris pour des cas spécifiques liés à l'adoption.

Il convient de souligner que l'exemption de l'interdiction d'entrée n'équivaut pas à une exemption des suspensions de traitement associées de l'USCIS. Certains résidents permanents légaux originaires des pays concernés ont néanmoins subi des retards dans le traitement de leurs demandes de naturalisation (formulaire N-400) et de leurs demandes de regroupement familial (formulaire I-130) en vertu de directives administratives distinctes.


Ce que les demandeurs doivent faire dès maintenant


Compte tenu de la rapidité avec laquelle les règles évoluent et du caractère très spécifique des conséquences selon les cas, nous conseillons à nos clients de prendre les mesures suivantes :


  1. Identifiez la ou les listes qui s'appliquent à votre situation. Un ressortissant iranien ou syrien est confronté à une situation fondamentalement différente de celle d'un ressortissant brésilien ou colombien, même si les uns comme les autres ont pu entendre parler du « gel des visas » dans les médias.

  2. Tenez compte des catégories, et pas seulement des pays. Pour les pays de niveau 2 et les 75 pays concernés par la suspension, les catégories de visas non-immigrants liés à l'emploi restent une voie viable. Bon nombre des procédures O-1, P-1, H-1B, L-1 et EB-1A que notre cabinet traite régulièrement ne sont pas affectées par le gel des visas d'immigrant.

  3. Tenez compte de votre lieu de résidence physique. Les demandeurs se trouvant actuellement aux États-Unis disposent d’options de planification dont ne bénéficient pas nécessairement ceux qui se trouvent à l’étranger. Quitter le pays au mauvais moment peut transformer un simple désagrément en un problème qui durera des années.

  4. Ne partez pas du principe que les visas actuellement valides constituent une garantie d’admission. Bien que les visas valides ne soient pas révoqués, les contrôles aux points d’entrée ont été renforcés, et les décisions d’admission discrétionnaires sont en dernier ressort prises par les services des douanes et de la protection des frontières.

  5. Consultez un avocat avant tout voyage international si vous êtes originaire d’un pays concerné, si vous bénéficiez d’un statut conditionnel ou en attente, ou si vous avez des inquiétudes concernant vos antécédents en matière d’immigration.

Quand consulter un avocat


La combinaison de l’interdiction de voyager prévue par la Proclamation 10998, de la suspension des visas d’immigrant pour 75 pays, des litiges en cours et des suspensions supplémentaires imposées par l’USCIS sur certaines demandes de prestations a créé un contexte où la bonne réponse est rarement évidente à partir des seules informations relayées par les médias. Il est particulièrement important de consulter un avocat lorsque :

  • Votre pays figure sur l'une ou l'autre de ces listes et que vous avez une demande de visa en cours ou prévue.

  • Vous vous demandez si vous devez quitter les États-Unis pour un entretien consulaire.

  • Vous êtes un employeur ayant des employés étrangers et vous avez besoin de savoir quelles catégories restent viables.

  • Vous avez la double nationalité et vous vous demandez quel passeport utiliser.

  • Vous êtes titulaire d'un visa valide datant d'avant le 1er janvier 2026 et vous ne savez pas si vous devez voyager.

Au cabinet Santos Lloyd Law Firm, nous représentons des clients issus de tous les pays figurant sur les listes concernées, notamment un nombre important de personnes dans les domaines du divertissement, du sport, des affaires et de l'immigration familiale, et nous suivons de près à la fois les procédures judiciaires et l'évolution des directives du Département d'État. Si vous avez des questions sur la manière dont les restrictions actuelles s'appliquent à votre cas ou à votre entreprise, nos avocats sont à votre disposition pour vous aider à élaborer un plan.

Ce blog n'est pas destiné à fournir des conseils juridiques et rien ici ne doit être interprété comme établissant une relation avocat-client. Veuillez prendre rendez-vous avec un avocat spécialisé en droit de l'immigration avant d'agir sur la base de toute information lue ici.

Josephine Franz


By Juliana LaMendola • September 22, 2026
On September 14, 2026, the U.S. District Court for the District of Massachusetts issued a nationwide preliminary injunction in Presidents' Alliance on Higher Education and Immigration v. U.S. Department of Homeland Security , halting the implementation of the Department of Homeland Security (DHS) final rule that was scheduled to eliminate “duration of status” (D/S) on September 15, 2026. As a result of this nationwide order, DHS is blocked from enforcing fixed periods of admission for F-1 students, J-1 exchange visitors, and I media representatives while the litigation moves forward. Because the current “duration of status” framework remains in full effect, F, J, and I visa holders are not required to file Form I-539 extension of stay applications to remain in valid status beyond program end dates at this time. Furthermore, restrictions on academic transfers, constraints on enrolling in second programs at the same degree level, 240-day caps on continued employment while extensions are pending, and shortened grace periods do not apply during the injunction. F-1 nonimmigrants retain the full 60-day post-completion grace period, and J-1 holders maintain their 30-day grace period. However, please note that this preliminary injunction is not a final ruling invalidating the rule , and a status conference is scheduled for October 2, 2026, to determine next steps in the litigation. Immediate Practice Tips: Inspect I-94 Travel Records Upon Reentry: F, J, and I visa holders currently admitted under D/S retain their status and should continue to be readmitted under D/S following international travel until the injunction is lifted. However, because the I-94 record controls legal stay, travelers must inspect their CBP-issued Form I-94 immediately upon reentry to confirm the "Admit Until Date" states "D/S" rather than a specific expiration date. If a specific date is mistakenly recorded, contact a local CPB Deferred Inspection Site. Notify HR and Review Workplace Compliance: Employers sponsoring F-1 or J-1 employees should inform HR and hiring managers that the September 15 fixed-period rule is postponed and standard D/S rules govern. This development does not alter standard filing windows or Form I-9 verification procedures for post-completion OPT or STEM OPT extensions.  Maintain Operational Readiness and Defer Unnecessary Filings: Visa holders and employers should defer travel or filing strategy decisions made solely in anticipation of the fixed-admission rule. Because DHS may appeal or the court could alter the timeline on short notice, institutions and visa holders should maintain readiness to adjust plans if implementation resumes. There are many evolving components to this litigation. If you are an F-1, J-1, or I visa holder, sponsoring institution, or employer, you should proactively coordinate with your international student office and legal counsel to protect your status and monitor upcoming court proceedings.
By Juliana LaMendola • September 3, 2026
The Department of Homeland Security (DHS) published its final rule eliminating the longstanding "duration of status" (D/S) policy for F, J, and I visa holders, replacing it with a fixed period of admission effective September 15, 2026. This rule requires that those who need additional time to complete their programs must file Form I-539 with USCIS or travel abroad and seek to reenter to extend their authorized period of stay. F and J visa holders present in the U.S. and in valid status on September 15, 2026, will be allowed to remain in the United States until the Program End Date listed on their current Form I-20 (for F-1s) or Form DS-2019 (for J-1s), up to a maximum of four years (until September 15, 2030) plus a 60-day grace period for F-1s and a 30-day grace period for J-1s, without filing an Extension of Status request with USCIS. However, this safety net only applies while staying in the U.S.; international travel and subsequent reentry after September 15, 2026 will result in readmission under the new rule with an I-94 that expires on the Program End Date or Employment Authorization Document (EAD) expiration, but no later than four-years after their date of re-entry. Additionally, once re-admitted under the new rules, F-1s will only receive a 30-day grace period. Immediate Practice Tips: Any F-1 or J-1 nonimmigrant currently in the U.S. who plans to change programs, start a new degree level, or needs more time to complete their studies must work with their school or program sponsor to update their SEVIS record and receive an extended Form I-20 or DS-2019 before September 15, 2026. Eligible F-1 students should submit their post-completion OPT or STEM OPT work authorization applications (Form I-765) before September 15, 2026, to secure their status and drastically reduce the likelihood of needing a Form I-539 extension application. Any F-1 student who is eligible to apply for OPT or STEM OPT before March 18, 2027, should do so as soon as they are eligible to file their Form I-765. Since F-1s can file OPT applications up to 90 days in advance of graduation, F-1 students graduating before June 15,2027, should be able to file their OPT applications before March 18, 2027, and should do so to avoid also having to file Form I-539 to extend their stay. Thus, most F-1 students graduating in December 2026 and May/June 2027 should be able to take advantage of the transition rule’s delay in having to file Form I-539 applications and should only need to file Form I-765 to apply for OPT. Incoming F-1 and J-1 students who can enter the United States before the September 15, 2026 effective date (within the permissible 30-day window prior to their program start) should do so to benefit from the transition rules, including the full 60-day F-1 grace period and deferred extension requirements. Students (F-1 and J-1) who are planning international travel should return before the effective date if possible to preserve their transition benefits.  There are many parts of the rule that are not discussed here. If you are currently an F-1 or J-1 visa holder, you should proactively coordinate with your institutions and international office to protect your status and stay informed.
By Kris Quadros-Ragar • August 27, 2026
U.S. Citizenship and Immigration Services (USCIS) has released updated policy guidance detailing how officers will evaluate "public charge" inadmissibility for individuals applying for green cards through adjustment of status. This update follows a Department of Homeland Security (DHS) final rule that rescinds the 2022 public charge regulations. The new policy takes effect on September 18, 2026 , and applies to all green card applications (Form I-485) postmarked or submitted on or after that date. Who Is Subject to the Public Charge Rule? Most family-based and employment-based green card applicants will be subject to the public charge ground of inadmissibility. This includes spouses, children, and parents of U.S. citizens or legal permanent residents, as well as most employment visa preference categories, investors, and diversity visa applicants. Certain categories remain explicitly exempt under immigration law. These include: Asylees and refugees Victims of human trafficking (T visa) or crime (U visa) Violence Against Women Act (VAWA) self-petitioners Special Immigrant Juveniles Temporary Protected Status (TPS) applicants Certain military-related applicants and other designated humanitarian groups How USCIS Will Make Determinations USCIS officers will evaluate whether an applicant is likely to become a public charge by reviewing the totality of their circumstances on a case-by-case basis. Key factors include: Five Statutory Factors: Age, health, family status, assets/financial resources, and education or skills. Affidavit of Support: Submission of Form I-864 executed by a sponsor. Use of Public Benefits: USCIS will look at means-tested public benefits, such as cash assistance for income maintenance, housing assistance, food stamps (SNAP), or college financial aid. Note on timing: For benefits received before September 18, 2026, USCIS will only consider public cash assistance for income maintenance and long-term institutionalization at government expense. For benefits received on or after September 18, 2026, the broader consideration of all listed means-tested benefits will apply. Public Charge Bonds If an officer determines that an applicant is inadmissible solely on public charge grounds, USCIS may issue a Notice of Intent to Deny that invites the applicant to post a public charge bond using Form I-945. If an invited applicant successfully posts the required cash or surety bond, USCIS may approve the application for permanent residence. Public charge bonds can only be submitted if explicitly invited by USCIS. Santos Lloyd Law Firm will continue to monitor immigration developments closely and provide updates as further implementation details are released. For more information, please access: https://www.uscis.gov/newsroom/alerts/uscis-issues-guidance-on-making-public-charge-inadmissibility-determination
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